En 1858, Jean-Baptiste Bichelberger choisit le site d’Étival-Clairefontaine, dans les Vosges, pour y installer sa fabrique de papier.
La rivière fournit l’eau et l’énergie, la forêt apporte le bois : l’entreprise prospère rapidement.
Les premiers articles de papeterie - des enveloppes et des cahiers - sont commercialisés vers 1890.
Clairefontaine prend un nouveau tournant en 1950 grâce à Charles Nusse, l’arrière-petit-fils de Jean-Baptiste Bichelberger, qui décide de moderniser les installations et de renforcer la qualité des produits.
Charles Nusse imagine également un logo pour l’entreprise familiale, la fameuse verseuse d’eau encadrée d’un triangle, clin d’œil aux fameuses sources des Vosges, qui apportent l’eau nécessaire à la fabrication du papier.
Clairefontaine devient la référence en matière de cahiers d’écoliers.
Clairefontaine produit le papier de ses cahiers pour garantir la qualité qui fait son renom.
Il faut dire que le fameux “vélin velouté 90g/m2” est très résistant et bien opaque pour éviter que l’encre ne “traverse”, il est recouvert d’un satinage unique qui permet une écriture facile.
Sa teinte, extra-blanche sans être éblouissante, est aussi le fruit d’études pointues.
Quant aux couvertures des cahiers, épaisses et pelliculées, elles sont d’une solidité remarquable.
Parce que l’industrie papetière est une grande consommatrice d’eau et de fibres de bois, Clairefontaine intègre l’écologie dans sa stratégie d’entreprise.
Toutes les pâtes à papier proviennent de forêts certifiées pour leur gestion environnementale.
Elles sont fabriquées à partir de coupes de bois d’éclaircies, de chutes de scieries, ou de forêts cultivées. Clairefontaine participe d’ailleurs activement au développement de la forêt française, en entretenant plusieurs centaines d’hectares de sapins et d’épicéas dans les Vosges.
Et puisque nous parlons des Vosges, retournons sur le site d’Étival-Clairefontaine, toujours dynamique près de 150 ans après son ouverture. Autonome en électricité à plus de 80%, il possède sa propre station biologique de traitement des eaux, qui lui a valu de recevoir l’un des premiers “Trophée de l’eau” décerné par l’État.
Naturellement, les cahiers Clairefontaine sont totalement recyclables.