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6 - MODELE OPTIMUM ?

Le recyclage multiple de fibres de cellulose dégrade peu à peu leurs propriétés.
Un recyclage excessif signifie donc une plus grande difficulté à produire de beaux papiers.
Pour contourner ce problème on doit charger plus les papiers en amidon et en additifs renforçants.

Le recyclage ne peut donc pas augmenter indéfiniment, sauf à finir par compromettre la qualité des papiers produits.

S'il est bien évidemment souhaitable, le recyclage pourrait être orienté vers des sortes de papier spécifiques.
Un modèle optimisé pourrait donc être le suivant :

  • Papiers graphiques/impression écriture/bureautique fabriqués à partir de fibres vierges
    Cela présente l'avantage de fournir des fibres de bonne qualité comme base de recyclage et donc de réduire la consommation d'additifs chimiques nécessaires pour assurer la solidité des papiers recyclés.

  • Recyclage de ces papier dans les papiers de base, type emballage, carton ou journal.
    La durée de vie de ces papiers et les exigences qualitatives associées sont tout à fait compatibles avec l'usage de fibres recyclées.
    Ce type de papiers recyclés ne demande pas un désencrage aussi poussé et gaspilleur que la production de papier recyclé haute blancheur/propreté destinés à un usage graphique


En fin de cycle, l'incinération des papiers usagés, avec système de récupération d'énergie, est une voie tout à fait viable car le CO2 émis lors de cette opération provient de ressources renouvelables. Cette incinération réduit l'utilisation de combustibles fossiles tels le charbon, le gaz ou le fuel. Cette voie est d'ailleurs de plus en plus exploitée avec par exemple la promotion de chaudières urbaines fonctionnant au bois.

Ce modèle de fonctionnement est tout à fait en ligne avec les principes de développement durable issus de Rio ou Kyoto.


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Michel FEBVET © Clairefontaine