Le recyclage multiple de fibres de cellulose dégrade peu à peu
leurs propriétés.
Un recyclage excessif signifie donc une plus grande difficulté à produire
de beaux papiers.
Pour contourner ce problème on doit charger plus les papiers en
amidon et en additifs renforçants.
Le recyclage ne peut donc pas augmenter indéfiniment, sauf à finir
par compromettre la qualité des papiers produits.
S'il est bien évidemment souhaitable, le recyclage pourrait être
orienté vers des sortes de papier spécifiques.
Un modèle optimisé pourrait donc être le suivant
:
Papiers graphiques/impression écriture/bureautique fabriqués à partir
de fibres vierges
Cela présente l'avantage de fournir des fibres de bonne qualité comme
base de recyclage et donc de réduire la consommation d'additifs
chimiques nécessaires pour assurer la solidité des papiers
recyclés.
Recyclage de ces papier dans les papiers de base, type emballage,
carton ou journal.
La durée de vie de ces papiers et les exigences qualitatives associées
sont tout à fait compatibles avec l'usage de fibres recyclées.
Ce type de papiers recyclés ne demande pas un désencrage
aussi poussé et gaspilleur que la production de papier recyclé haute
blancheur/propreté destinés à un usage graphique
En fin de cycle, l'incinération des papiers usagés, avec
système de récupération d'énergie, est une
voie tout à fait viable car le CO2 émis lors de cette opération
provient de ressources renouvelables. Cette incinération réduit
l'utilisation de combustibles fossiles tels le charbon, le gaz ou le
fuel. Cette voie est d'ailleurs de plus en plus exploitée avec
par exemple la promotion de chaudières urbaines fonctionnant au
bois.
Ce modèle de fonctionnement est tout à fait en ligne avec
les principes de développement durable issus de Rio ou Kyoto.